Étanchéité des tunneliers : joints de moyeu, d'articulation et de queue
Sur un tunnelier EPB ou Slurry, l'étanchéité repose sur trois familles de joints : le joint de moyeu principal, qui isole la chambre d'abattage sous pression du réducteur d'entraînement, les joints d'articulation, qui absorbent les mouvements entre boucliers, et les joints de queue, qui empêchent terres et coulis de pénétrer entre le bouclier et le voussoir. La construction composite caoutchouc-métal — lèvre élastomère surmoulée sur bague métallique — associe souplesse d'étanchéité et rigidité sous pression.
L'usure dépend d'abord de l'abrasivité du terrain. En terrain mixte sable-roche, configuration fréquente sur les métros, tunnels routiers et galeries utilitaires du Moyen-Orient, le sable use les lèvres, la pression de confinement sollicite les joints, et un alignement imparfait ou un excès de graisse accélère la dégradation. L'inspection se planifie selon l'abrasivité : contrôle visuel et suivi des fuites à chaque arrêt programmé, examen complet du joint de queue avant les sections à forte charge hydrostatique.
La règle reste simple : remplacer avant la fuite, pas après. Un joint de moyeu qui laisse passer l'eau contamine le réducteur et immobilise la machine ; un joint de queue fatigué fait entrer les fines et perturbe la pose des voussoirs